Réseau interdisciplinaire sur l’intersectionnalité (RII)

Le terme d’intersectionnalité vise à saisir les processus qui façonnent l’intersection entre plusieurs rapports sociaux (genre, sexualité, âge, origine ethnique).  Il propose un questionnement et une critique de l’incapacité du droit, mais aussi des politiques publiques ou des mouvements sociaux, à rendre compte des discriminations articulant plusieurs rapports de domination afin de leur faire justice. Ce cadre théorique propose de tenir compte du vécu discriminatoire multiple dans un contexte social, historique et politique particulier pour mieux comprendre les processus sociaux qui le produise. Ainsi le concept s’applique non seulement au champ du droit de la lutte contre les discriminations, et des politiques de promotion de la diversité qu’à celui des mouvements sociaux. C’est avec un certain retard que cette problématique émerge en Europe, en particulier en France ou en Suisse. En outre, alors que le concept a été forgé en particulier dans le contexte juridique aux Etats-Unis, en Europe, son « voyage » dans les différents sous-champs de la science politique et de la sociologie se fait souvent sans référence aux enjeux propres au champ juridique et il est actuellement mobilisé essentiellement en sociologie plutôt qu’en droit. Afin d’étudier ces interrelations, il est indispensable de réunir les spécialistes de l’intersectionnalité dans les différentes branches des sciences sociales concernées. Le présent projet consiste à faire dialoguer sociologues, juristes et politistes afin d’élaborer un socle de connaissances communes visant la pérennisation d’un réseau de recherche interdisciplinaire et international.

Participants

Prof. Eléonore Lépinard, Université de Lausanne, Centre en Etudes Genre

Dr. Hilème Kombila, Université Lumière-Lyon II, Institut d'études du travail de Lyon

Dr. Djaouida Séhili, Université Lumière-Lyon II, Institut d'études du travail de Lyon

Prof. Patrick Rozenblatt, Université Lumière-Lyon II, Institut d'études du travail de Lyon

Agnès Aubry, Université de Lausanne, Centre de recherche sur l'action politique

Dr. Martina Avanza, Université de Lausanne, Centre de recherche sur l'action politique

Dr. Soline Blanchard, Université de Blanchard, Laboratoire capitalisme, culture et sociétés

Dr. Isabel Boni-LeGoff, Université de Lausanne, Centre en Etudes Genre

Dr. Estelle Bonnet, Université Lumière-Lyon II, Centre Max Weber

Prof. Sébastien Chauvin, Université de Lausanne, Institut des sciences sociales

Dr. Angeline Escafre-Dublet, Université Lumière Lyon II, Département de science politique

Dr. Cécile Favre, Université Lumière Lyon II, Centre Max Weber

Fiona Friedli, Université de Lausanne, Institut d’études politiques internationales

Dr. Camille Hamidi, Université Lumière Lyon II, Département de science politique

Dr. Abir Krefa, Université Lumière-Lyon II

Rahel Kunz, Université de Lausanne, Centre de recherche sur l'action politique

Prof. Sylvaine Laulom, Université Lumière Lyon II, Institut d'études du travail de Lyon

Prof. Marylène Lieber, Université de Genève, Institut d'études genre

Dominique Mendy, Université Lumière Lyon II, Institut d'études du travail de Lyon

Dr. Noémi Michel, Université de Genève, Département de science politique et relations internationales

Ekaterina Panyukina, Université Lumière Lyon II, Institut d'études du travail de Lyon

Lucile Quéré, Université de Lausanne, Institut des sciences sociales

Prof. Michelle Cottier, Université de Genève, Faculté de Droit

Pr. Corinne Rostaing, Université Lumière Lyon II, Centre Max Weber

Dr. Guénolé Marchadour, Université Lumière Lyon II